Une Histoire de Vents

Il était une fois une île, où les tambours d’Afrique rencontrèrent les mélopées enivrantes d’Asie. Emportées par TSIOUKA, telles un alizé qui parcourt les océans, ces musiques se mêleront à d’autres, rencontrées sur leur passage, dans une curieuse alchimie. TSIOUKA signifie brise, et veut répandre à son passage ce qu’il a appris de l’île de Madagascar, le mélange des cultures. Des chants d’espoir de l’aventurier des quais de Bretagne aux adieux déchirant du fils aîné pressé de quitter son sud malgache aride ; De l’accordéon de la France profonde au dombolo dansant du Congo, TSIOUKA présente une histoire de vents, de voyage, des froissements de feuilles de palmiers qui vous bercent au souffle du mistral qui vous font décoller…

Pourtant, bien loin d’un patchwork incohérent, les influences fusionnent, s’harmonisent, swinguent et dansent… Cette histoire que chante Tsiouka n’est rien d’autre que l’histoire de ses musiciens, de leurs innombrables influences qui s’entremêlent, s’accordent et s’harmonisent . Leur histoire raconte que la musique n’a finalement pas de frontière, que les rencontres si difficiles soient-elles n’ont fait que les enrichir. Une histoire simple tout compte fait, connue, reconnue, mais qu’ils veulent raconter au delà des langues, au delà des écrits, avec un langage commun que tout humain peut entendre : celui de la musique.

Un style…

Plutôt que de style, autant parler de ses membres : Une voix venant du jazz et du gospel redécouvrant ses sources malgaches, un guitariste pétri des rythmes de son Congo natal, un accordéoniste forgé par les musettes et les musiques de l’est, un bassiste fort de sa longue expérience dans le milieu du blues nantais, et un batteur qui manie avec virtuosité les rythmes ternaires de l’Océan Indien.

Au delà de ce qui semble être une diversité multiple, une alchimie s’est créée, donnant à TSIOUKA une profonde personnalité qui lui est propre. Musique du monde, soul, swing ou jazz des îles, plutôt que de style, on préfère parler de personnalité.